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Hommage

RENÉ DE SAINT-QUENTIN, MÉMOIRE VIVANTE D’UN PAYS PLURIEL

1er février 2021

Né à Bourail en 1931, René DE SAINT-QUENTIN a quitté cette vie ce 1er février à Paris, emporté par une longue maladie. Ce grand Calédonien, habité par une foi profonde, était une mémoire vivante de l'histoire de notre archipel et un conteur intarissable de la vie en brousse, celle d'une jeunesse qui l'avait conduit à parler plusieurs langues vernaculaires.

Dialoguant en langues avec les Kanak jusqu'au fond des vallées, il avait fait carrière à la société Le Froid créée par son père, mais marqué aussi la Calédonie contemporaine comme conseiller municipal de Nouméa dans l'équipe de Roger LAROQUE, aux côtés de Jean LÈQUES, et comme membre de l'Assemblée territoriale aux côtés de Jacques LAFLEUR.

Vivant à Paris depuis 1985, il ne fera plus rire aux éclats ses ami.e.s de l'Amicale des Néo-Calédoniens de France, dont il était vice-président, ni ne fera résonner à leurs oreilles l'émouvante musique d'un chant en drehu (langue kanak de l'île de Lifou). Tous pleurent, avec son épouse Yvette et tous ses proches, sa disparition,

« Nous perdons, écrit Marie-Thérèse JUNOT, présidente de l'Amicale, un ami attachant, fidèle, drôle, jovial, toujours prêt à faire des "blagues" avec l'accent bien de chez nous, pour notre plus grand bonheur, "notre Canaque blanc" (il parlait le Houaïlou, le Lifou...) et pour certains d'entre nous un grand frère. »

La Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris, dont avec Yvette il fréquentait assidûment jusqu'à il y a peu les événements, et à laquelle il avait fait don d'une poterie kanak ancienne déterrée sur sa propriété dans les années 50, partage la peine de tous les siens et les assure de sa compassion.

 

Une messe d'inhumation sera célébrée en l'église Notre-Dame-de-Grâce de Grenelle, 4, rue Fondary, 75015, le mardi 9 février à 11 heures.

(Photo : René de Saint-Quentin lors d'une réunion de l'Amicale des Néo-Calédoniens de France).